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Λόγοι τουτωνὶ τῶν ῥητόϱων, Orationes horum rhetorumAbbildungenDeskriptionRenouardDidotAristoteles, Cicero, Nietzsche

Editiones principes der Reden von Aischines, Lysias, Andocides, Antiphon, Antisthenes, Demades, Isaeus, Lycurgus, Dinarchus, Lesbonax, Gorgias, Alcidamas und Aelius Aristides

Zweispaltig, linke Spalte: ΛΌΓΟΙ ΤΟΥΤΩΝῚ | ΤΏΝ ῬΗΤΌΡΩΝ | Αἰσχίνου. | Λυσίου. | Ἀλϰιδάμαντος. | Ἀντισϑένους. | Δημάδου. | Ἀνδοϰίδου. | Ἰσαῖου. | Δείναϱχυ. | Ἀντιφῶντος. | Λυϰοῦϱγου. | Γοϱγίου. | Λεσβώναϰτος. | Ἡϱώδου. | Ἔτι Αἰσχίνου βῐ́ος. | Λυσίου βῐ́ος. || Rechte Spalte: ORATIONES HORVM | RHETORVM. | Aeſchinis. | Lyſiæ. | Alcidamantis. | Antiſthenis. | Demadis. | Andocidis. | Iſæi. | Dinarchi. | Antiphontis. | Lycurgi. | Gorgiæ. | Leſbonactis. | Herodis. | Item Aeſchinis uita. | Lyſiæ uita. || Signet f4. Fol. @2v: Inhalt.
 
Kolophon p. 197:
Venetiis Apud Aldum, & Andream Socerum | menſe Aprili. M. D. XIII.

Venedig: Aldus Manutius, 1513.

Folio. 301 × 194 mm. [3] Bll.; Ss. 3-197; [1] w.Bl. – Lagenkollation: @2; a-m8, n4.
Inhalt: fol. @1r: Titel — fol. @1v: Aldus Manutius: Epistula Francisco Faseolo — fol. @2v: Inhaltsverzeichnis — p. 3: Aeschines: Opera — p. 86: Lysias: Opera — foll. n3v-n4v: weiß.

 

Angebunden: ΛΌΓΟΙ ΤΟΥΤΩΝῚ ΤΏΝ ῬΗΤΌΡΩΝ | Ἀνδοϰίδου | Ἰσαῖου. | Δείναϱχυ. | Ἀντιφῶντος. | Λυϰοῦϱγου. | Γοϱγίου. | Λεσβώναϰτος. | Ἡϱώδου. || ORATIONES INFRASCRIPTORVM | RHETORVM. | Andocidis. | Iſæi. | Dinarchi. | Antiphontis. | Lycurgi. | Gorgiæ. | Leſbonactis. | Herodis. || Signet f4.
 
Kolophon fol. kkk10r:
VENETIIS APVD ALDVM, ET ANDREAM | SOCERVM MENSE APRILI M. D. XIII. Folgt Lagenregister.

Venedig: Aldus Manutius, 1513.

Folio. 301 × 194 mm. [1] Bl.; Ss. 3-163 (falsch: 162). – Lagenkollation: aaa-iii8, kkk10 (Ohne ggg1+8; ggg2+7 doppelt vorhanden).
Inhalt: fol. aaa1r: Titel — fol. aaa1v: weiß — p. 3: Andocides: Opera — p. 32: Isaeus: Opera — p. 81: Dinarchus: Opera — p. 99: Antiphon: Opera — p. 132: Lycurgus: Opera — p. 151: Gorgias: Opera — p. 155: Lesbonax: Opera — p. 160: Herodes: Opera — p. 163: Kolophon, Lagenverzeichnis — fol. kkk10v: weiß.

Moderner Halbmaroquineinband auf vier echten Doppelbünden, der Rücken aus dunkelrotem, kaum geglättetem Maroquin, die Deckel mit braunrotem, faserigem Japanpapier bezogen, handgestochene Kapitale in gelb/blauer Seide, Vorsätze aus handgeschöpftem Bütten, alter Braunschnitt.

Teil eins enthält die Biographien sowie die Editiones principes der Reden von Aischines und Lysias; Teil zwei die auf dem Titel erwähnten, ebenfalls Editiones principes, cf. Herbert Hunger u. a.: Die Textüberlieferung der antiken Literatur und der Bibel. München: dtv, 1988. p. 262 sqq. & 583 sqq. Das Vorwort Aldi an F. Fascolo ist bei Firmin Didot pp. 334-336 übersetzt,s. u.
¶ Seltene und wertvolle Ausgabe, die hier mit dem meist fehlenden Blatt Anweisungen für den Buchbinder, «... qui est supprimé dans presque tous les exemplaires, parce qu’en effet, le livre une fois relié, il étoit inutile. ...» Renouard.
¶ Cf. Quaritch, 1929: Cat 386. p. 152: “Very rare. Renouard Imprimerie des Alde, p. 60, gives a long description of this work, expecially noting the arrangement of the first sheet of the first part, of which the first leaf was blank except for a note telling the binder to remove it. It is consequently hardly ever found in copies now.”, und dem weißem Blatt n4 in einem breitrandigen, und dadurch angenehm harmonisch gestalteten Exemplar vorliegt. « Ce précieux recueil est une des productions les plus importantes de l’imprimerie d’Alde; et pour donner de bonnes éditions de ces divers auteurs, il a fallu que Reiske et autres éditeurs modernes, rappelassent une foule d’excellentes leçons que donnoit l’édition Aldine, et qu’on avoit successivement abandonnées dans les réimpressions subséquentes. » (Renouard)

Ohne den dritten Teil: Isokratis orationes. Erstes Titelblatt im Randbereich etwas fleckig, der Aischines-Teil in I mit einigen textlichen Emendationen v. a. H.; fff4+5 und hhh1+8 in II auf anderem Papier und etwas gebräunt; vorletztes Blatt im oberen weißen Rand ergänzt, letztes Blatt recto hinterlegt; ggg1+8 fehlen, dafür sind ggg2+7 doppelt eingebunden. Sonst nur teils vom Rand her wenig fleckig, meist in sehr gutem Zustand und auf starkem Papier: wohlerhalten mit den ursprünglichen Prägungen durch den Druck sowie breitrandig; das Exemplar der Ahmanson-Murphy Aldine Collection at UCLA n° 95/1-3 mißt nur 295 mm in der Höhe, 95/3a sogar nur 281 mm. Foliosignet f4 liegt bei Fletcher in einem sehr schlechten Druck vor; hier beide Male kräftig, nur die gewohnten Ausbrüche in den oberen Randlinien.

Renouard 60,2 – Adams O 244 (mit mehreren Exemplaren, davon zwei ebenfalls ohne Teil III) – Isaac 12826 – Brunet IV,201 – Ebert 15173 – Hoffmann III,167-8 – Fock, 1933: Pahlen-Sammlung. pp. 22-23 mit einem unvollständigen Exemplar – Quaritch, 1929: Cat. 386, n° 621 – Florio/Onofri 55 – Bibliographien.
Die Abbildung stammt aus meinem Katalog Nr. 8 und gibt nicht den originalen Zustand wieder!

 

Renouard

Pars prima. Aeschinis. Lysiæ. Alcidamantis. Antisthenis. Demadis. Andocidis. Isæi. Dinarchi. Antiphontis. Lycurgi. Gorgiæ. Lesbonactis. Herodis. Item Aeschinis uita. Lysiæ uita.

Deux feuillets non chiffrés, contenant le titre, la preface d’Alde à Fr. Faseolo, datée Pridie Nonarum Maii m. d. xiii. et la table des pièces en grec; ensuite le texte commencant à la page 3, signature aii, et finissant à la page 197; plus un feuillet blanc. Aucune date ni souscription à la fin de cette première partie.

Les feuillets qui composent le premier cahier de la première partie sont en nombre impair, 9; ce qui pourroit faire craindre quelque imperfection. J’ai reconnu qu’à ce premier cahier, dont les deux premiers feuillets ne sont point chiffrés, appartient un dixième feuillet, qui est supprimé dans presque tous les exemplaires, parce qu’en effet, le livre une fois relié, il ètoit inutile. Il est blanc, ayant seulement deux lignes en grec et en latin, par lesquelles on avertit le relieur de le retrancher. Il correspond au feuillet contenant la fin de la préface, laquelle, n’ayant été imprimée qu’après le corps de l’ouvrage, et s’étant trouvée plus longue que la place qui lui avoit été réservée, aura nécessité l’addition d’un feuillet en sus du cahier. On concoit que je ne fais mention d’une si mince particularité que pour avertir qu’il n’y a aucune imperfection, bien qu’il manque réellement un feuillet.

Cette observation, trop longuement énoncé, peut-être, a néanmoins échappé à l’exact M. Dibdin, qui, dans le Catalogue Spencer, t. III, page 17, croit que j’ai oublié de faire mention de ce feuillet superflu. (This singularity seems to have been unknown to Renouard); cependant cette note est en entier dans mon Supplément, p. 11, d’où je la copie.

Pars seconda. Orationes infrascriptorvm Rhetorvm. Andocidis. Isæi. Dinarchi. Antiphontis. Licurgi. Gorgiæ. Lesbonactis. Herodis. »

163 pages chiffrées; et au bas de la dernière, cotée par erreur 162: Venetiis Apud Aldum, & Andream Socerum mense Aprili m. d. xiii.

Debure fait suivre ces deux parties, et regarde avec raison comme la troisième, Isocrate, que je vais annoncer. Crevenna prétend au contraire que le premier volume doit ètre formé de l’Isocrate, précédé de la partie de 197 pages, Orationes horum Rhetorum; et que la portion de 163 pages fait le second volume, ou la troisième partie. Le registre des signatures sur lequel il se fonde, est précisément ce qui prouve le contraire. A la fin du volume d’Isocrate est un registre particulier; et la partie de 163 pages a un registre commun aux deux que je range dans le mème ordre que Debure.

Pars tertia. Isocratis orationes. Alcidamantis contra dicendi magistros. Gorgiae de lavdibus Helenae. Aristidis de lavdibvs Athenarvm. Eivsdem de Lavdibvs vrbis Romae. – Venetiis in Aedibvs Aldi, et Andreae Soceri. IIII nonarvm Maii. m. dxiii.

272 pages chiffrées dans le plus grand désordre; la dernière, entre autres, est cotée 167; elle est suivie d’un feuillet blanc, portant l’ancre au verso.

Ce qui aura trompé les Bibliographes, c’est que l’Isocrate est precisément de 197 pages, comme la premiere partie dejà citée. il a à la fin une souscription et un registre particulier: Venetiis apvd Aldvm, et Andream Socervm mense April. m. d. x iii. Ensuite un feuillet blanc; et le registre est encore répété à la fin du volume.

Cette troisième partie des Orateurs grecs se trouve aussi séparément, et fait un volume complet indépendant des deux autres; au contraire, les deux premieres sont incomplètes, si elles ne sont pas accompagnées du volume d’Isocrate, qui véritablement est le plus rare, et de beaucoup.

Alcidamas, annoncé sur le titre de la premiere partie et sur celui de la troisième, n’est imprimé qu’une fois à la fin d’Isocrate, et son premier feuillet est coté 98, par erreur, au lieu de 198. La première partie et Isocrate finissant également par la page 197, Alcidamas peut se trouver relié à la fin de l’un ou l’autre sans qu’il en résulte aucune défectuosité dans l’exemplaire.

Dans sa préface à Fr. Faseolo, en tête de la première partie, Alde s’exprime ainsi: « Latebāt in Atho Thraciæ mōte. Eas Lascaris is, qui ab hinc quinquēnium pro Christianiss. Rege Venetiis sūma cū laude, legatum agebat, doctissimus & ad unguem factus homo, in Italiam reportauit. miserat enim ipsum Laurentius ille Medices in Græciam ad inquirendos simul, & quantouis emendos pretio bonos libros. unde Florētiam & cum iis ipsis orationibus, & cum aliis tum raris, tum pretiosis uoluminibus rediit. debemus quidem Lascari, qui sūmo studio conquisitos tot bonos libros ad nos è Græcia aduexerit, sed lōge magis Laurentio Medici, cuius iussu, opibusq;, & liberalitate regia id factū est. »

Ce précieux recueil est une des productions les plus importantes de l’imprimerie d’Alde; et pour donner de bonnes éditions de ces divers auteurs, il a fallu que Reiske et autres éditeurs modernes, rappelassent une foule d’excellentes leçons que donnoit l’édition Aldine, et qu’on avoit successivement abandonnées dans les réimpressions subséquentes.

Un exemplaire annoncé Charta maj. dans Bibliotheca Menarsiana, page 125, n’est sans doute rien autre qu’un exemplaire dont les marges, fort grandes dans cette édition, étoient bien conservées.
— Antoine Auguste Renouard: Annales de l’imprimerie des Alde, histoire des trois Manuce et de leurs éditions. Troisième édition. Paris: Jules Renouard, 1834. pp. 60-61.

 

Didot

Cette même année parurent, en avril et mai, dans le format in-folio : Rhetorum Græcorum Orationes, deux volumes en trois parties, vaste recueil publié pour la première fois.

La première partie comprend les vies et les écrits d’Eschine et de Lysias ; la seconde partie, les discours d’Isée, Dinarque, Antiphon, Lycurgue, Gorgias, Lesbonax, Hérode; la troisième partie, Isocrate, Alcidamas, l’Éloge d’Hélène par Gorgias, et les éloges d’Athènes et de Rome par Aristide.

L’épître adressée à François Faseolo, jurisconsulte et grand chancelier du sénat de Venise, placée en tête du premier volume, contient des détails intéressants. Alde, après avoir signalé les hommes les plus célèbres de cette famille et rappelé le mérite et la considération dont jouissait le père de François Faseolo, ainsi que son trisaïeul, honoré par Sabellico dans son Histoire de Venise, fait l’éloge de Faseolo, qu’il déclare, comme il est d’usage, le plus grand de tous par son éloquence, sa modestie, sa piété et ses vertus, qui l’ont fait nommer le grand chancelier.

« Et si quelqu’un, lui dit Alde, te demandait comment tu as pu acquérir tant de talents, tu pourrais répondre comme Alexandre le Grand : Μηδέν αναβαλλόμενος. Εxcite par ton zèle, par ton savoir et par cet amour des lettres, qui a fait de Venise une autre Athènes, où tous accourent entendre Marc Musurus, l’homme de ce siècle le plus érudit, et nommé à une chaire publique par ton intervention, j’ai voulu que les discours d’Eschine et de Lysias, et d’au tres dont les noms figurent en tête de ce volume, et qui sortent de mes presses pour l’utilité des studieux, te fussent dédiés. Ils te seront d’autant plus agréables, que la plupart de ces discours restaient depuis longtemps cachés au mont Athos, dans la Thrace. C’est le savant Lascaris ; cet homme sans pareil, ambassadeur du roi très-chrétien il y a cinq ans, à Venise, qui, de retour de la mission que lui avait donnée Laurent de Médicis, d’aller en Grèce rechercher et acquérir à grand prix les bons manuscrits, les a rapportés à Florence avec d’autres non moins précieux et non moins rares. Mais ce n’est pas seulement à Lascaris que nous sommes redevables de tant de richesses littéraires qu’il a recueillies en Grèce ; c’est surtout à Laurent de Médicis, car ce fut lui qui donna cette mission à Lascaris avec une générosité et une largesse toutes royales. Jamais la famille des Médicis n’a cessé d’encourager et de protéger les lettres et tout ce qui est beau et bien ; mais, quelque grands que soient les services rendus au monde par Laurent de Médicis dans ces temps malheureux, celui qui les surpasse tous est de nous avoir donné Léon X, notre souverain pontife, fils glorieux, ἀγαϑὸς ἀγαϑοῦ, et, je dirai plus, πατϱὸς ἀϱείω. C’est sous ce pontifeque tant de rapines, de meurtres et de crimes vont disparaître, ainsi que la guerre, cause première de tous les maux ; le monde sera renouvelé sous ce fils de la paix. Le voilà, celui que nous tous, affligés, opprimés, submergés, attendions comme le Messie ; le voilà, cet homme qui ramènera l’âge d’or et fera renaître dans le Latium la royauté des temps de Saturne. Le voilà, le Léon (lion) qui vaincra, le lion de la tribu de Juda[1]!

Nous savons qu’il existe trois époques de l’éloquence oratoire : la première, celle de Thémistocle, Péricles et autres, dont rien ne nous est resté ; la deuxième, celle de Demosthène, d’Eschine, de Lysias, d’Isocrate et d’un grand nombre d’autres, dont l’illustre décade, après avoir brillé d’un grand éclat de leur vivant, profite à la postérité. Dans cette foule se distinguent les dix orateurs dont Plutarque a écrit la vie dans son livre intitulé Βίοι τῶν δέϰα ῥητόϱων, les rangeant dans cet ordre : Antiphon, Andocide, Lysias, Isocrate, Isée, Eschine, Lycurgue, Démosthène, Hypéride, Dinarque. Dans son livre de Claris Oratoribus, Tullius Cicéron y ajoute Démade et Démétrius de Phalère, et, en parlant d’Isocrate, de Lysias et de Démosthène, il nous dit : « Ceux qui approchent le plus de Démosthène sont Hypéride, Eschine, Dinarque, Démade (dont il ne reste rien) et plusieurs autres; car telle fut la fécondité de ce grand siècle ; et c’est, à mon avis, jusqu’à cette génération d’orateurs que se conserva cette séve et cette pureté de sang qui donnait à l’éloquence a un coloris naturel et une beauté sans fard. En effet, tous ces orateurs étaient vieux quand Démétrius de Phalère, encore jeune, leur succéda ; il était le plus savant de tous, mais, moins exercé au maniement des armes qu’aux jeux de la palestre, il charmait les Athéniens plus qu’il ne les enflammait. » Voilà ce que dit Ciceron ; il prétend qu’il n’existe plus rien de Démade; nous avons cependant ici son discours : Πεϱὶ τῆς δωδεϰαετίας. Fabius cite ses discours au livre X, où il établit une comparaison entre eux. Ces deux premières séries d’orateurs appartiennentà Athènes. La troisième appartient à l’Asie ; ce sont: Polémon, Hérode, Aristide et autres.

Pour toi, François Faseolo, protecteur et gloire des lettres, grand orateur toi-même, recois dans ta maison, pour en faire ta lecture habituelle, avec des amis qui la fréquentent, ces grands Orateurs, et sois toujours favorable à Alde dans la rude tâche qu’il a entreprise. »

C’est à Jean-Baptiste Egnazio que le second volume est dédié par Alde, qui lui dit dans sa dédicace :

« Au milieu des guerres qui déchirèrent l’Italie et presque le reste de l’Europe, et qui nous amenèrent la peste après la guerre, λιμὸς μeτὰ λοιμόν, je m’étonne que les Lettres puissent encore fleurir à Venise ; et comme tu y brilles, cher Egnazio, par ton savoir et ton éloquence, j’ai voulu que cet Isocrate, revu soigneusement, te fût dédié, conformément à mon usage, puisque je ne puis te donner d’autre preuve de mon amitié sincère que par ces Épîtres, où je rends témoignage des services que ma reconnaissance atteste ainsi et aux hommes de mon âge, et à la postérité la plus reculée, si ces livres y parviennent.

J’ai ajouté à Isocrate, et cela sur le conseil de Musurus, le discours d’Alcidamas contre les rhéteurs, l’éloge d’Hélène par Gorgias et celui d’Aristide le Panathénaïque, et aussi son Éloge de Rome; de sorte qu’on aura du même auteur et l’éloge d’Athènes et celui de Rome, ces deux illustres villes. »
— Ambroise Firmin Didot: Alde Manuce et l’Hellénisme à Venise. Orné de quatre portraits et d’un fac-simile. Hellénisme dans l’Occident. Isabelle d’Este, Marquise de Mantoue. Correspondance inédite des réfugiés grecs en Italie. Zacharias Calliergi et les calligraphes crétois. Premières impressions greques, etc. Paris: Ambroise Firmin-Didot, 1875. pp. 333-337.

 

Aristoteles, Cicero, Nietzsche

Ὅτι μὲν οὖν οὐϰ ἔστιν οὐϑενός τινος γένους ἀφωϱισμένου ἡ ῥητοϱιϰή, ἀλλὰ ϰαϑάπεϱ ἡ διαλεϰτιϰή, ϰαὶ ὅτι χϱήσιμος, φανεϱόν, ϰαὶ ὅτι οὐ τὸ πεῖσαι ἔϱγον αὐτῆς, ἀλλὰ τὸ ἰδεῖν τὰ ὑπάϱχοντα πιϑανὰ πεϱὶ ἕϰαστον, ϰαϑάπεϱ ϰαὶ ἐν ταῖς ἄλλαις τέχναις πάσαις.
— Ἀϱιστοτέλης: Τέχνη ῥητοϱιϰή I,14.

It is thus evident that Rhetoric does not deal with any one definite class of subjects, but, like Dialectic, [is of general application]; also, that it is useful; and further, that its function is not so much to persuade, as to find out in each case the existing means of persuasion.
— Ed. by W. D. Ross, 1959.

 

Mihi dicendi aut nullam artem aut pertenuem videri, sed omnem esse contentionem inter homines doctos in verbi controversia positam. Nam si ars ita definitur, ut paulo ante euit Antonius, ex rebus penitus perspectis planeque cognitis atque ab opinionis arbitrio seiunctis scientiaque comprehensis, non mihi videtur ars oratoris esse ulla; sunt enim varia et ad vulgarem popularemque sensum accommodata omnia genera huius forensis nostrae dictionis. Sin autem ea, quae observata sunt in usu ac tractatione dicendi, haec ab hominibus callidis ac peritis animadversa ac notata, verbis definita, generibus inlustrata, partibus distributa sunt - id quod video potuisse fieri -, non intellego, quam ob rem non, si minus illa subtili definitione, at hac vulgari opinione ars esse videatur.
M. Tulli Ciceronis de oratore ad quintum fratrem, I,107-109.

Ich glaube, es gibt entweder gar keine oder nur eine sehr unvollkommene Wissenschaft der Beredsamkeit und der ganze Streit hierüber unter den Gelehrten beruht auf einem Wortgezänk. Denn wenn der Begriff der Wissenschaft so bestimmt wird, wie ihn kurz zuvor Antonius auseinandergesetzt hat, daß sie aus gründlich erforschten und deutlich erkannten Sätzen bestehe, welche von der Willkür der Meinungen entfernt und mit gründlichem Wissen erfaßt sind, so bin ich der Ansicht: Es gibt für den Redner schlechterdings keine Wissenschaft. Denn alle Arten unserer gerichtlichen Vorträge sind schwankend und der gewöhnlichen Fassungskraft der Menge anbequemt. Wenn aber die Beobachtungen, die man in der Erfahrung und Ausübung der Rede macht, von einsichtsvollen und erfahrenen Männern bemerkt und aufgezeichnet, durch Worte bestimmt, nach den Gattungen erläutert und in gewisse Abteilungen gebracht worden sind – und dies, begreife ich, konnte geschehen –, so sehe ich nicht ein, warum man dieses nicht, wenn auch nicht nach jener strengen Begriffsbestimmung, so doch nach unserer gewöhnlichen Ansicht für Wissenschaft halten dürfe.
— Übersetzung nach R. Kühner.

 

Die Kraft, welche Aristo. Rhetorik nennt, an jedem Dinge das heraus zu finden u. geltend zu machen was wirkt u. Eindruck macht, ist zugl. das Wesen der Sprache: diese bezieht sich, ebensowenig wie die Rhetorik, auf das Wahre, auf das Wesen der Dinge, sie will nicht belehren, sondern eine subjektive Erregung u. Annahme auf andere übertragen. Der sprachbildende Mensch faßt nicht Dinge oder Vorgänge auf, sondern Reize: er giebt nicht Empfindungen wieder, sondern sogar nur Abbildungen von Empfindungen. Die Empfindung durch einen Nervenreiz hervorgerufen, nimmt das Ding nicht selbst auf: diese Empfindung wird nach außen hin durch ein Bild dargestellt: es fragt sich aber überhaupt, wie ein Seelenakt durch ein Tonbild darstellbar ist? Müßte nicht, wenn vollkommen genaue Wiedergabe stattfinden sollte, vor allem das Material, in welchem wiedergegeben werden soll, dasselbe sein, wie dasjenige ist, in dem die Seele arbeitet? Da es nun aber ein Fremdes ist - der Laut - wie kann da genaueres herauskommen als ein Bild?
— Friedrich Nietzsche: Vorlesungsaufzeichnungen, bearbeitet und herausgegeben von F. Bornmann und M. Carpitella. KGW, Abteilung II, Band 4, Berlin/New York, 1995, p. 425 sq.
 

Dagegen richtig Jean Paul Vorschule der Aesthetik: «Wie im Schreiben Bilderschrift früher war, als Buchstabenschrift, so war im Sprechen die Metapher, insofern sie Verhältnisse u. nicht Gegenstände bezeichnet, das frühere Wort, welches sich erst allmählich zum eigentl. Ausdrucke entfärben mußte. Das Beseelen und Beleiben fiel noch in eins zusammen, weil noch Ich u. Welt verschmolz. Daher ist jede Sprache in Rücksicht geistiger Beziehungen ein Wörterbuch erblaßter Metaphern.»
— Ibidem, p. 442 sq.