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Michel de Nostredame: Les vrayes centuries et prophetiesAbbildungenDeskriptionAnmerkungPréfaceCenturie XIBritannicaBrian DunningVerweise

Vera loquor, nec falsa loquor sed munere coeli. Qui loquitur Deus est non ego Nostradamus.

Michel Nostradamus:

LES VRAYES CENTURIES | ET | PROPHETIES | DE MAISTRE | Michel Nostradamus. || Où ſe void repreſenté tout ce qui s’eſt | paſſé, tant en France, Eſpagne, Italie, | Alemagne, Angleterre, qu’autres | parties du monde. || Reveües & corrigées ſuyvant les premieres | Editions imprimées en Avignon en l’an 1556. & | à Lyon, en l’an 1558. & autres. || Avec la vie de l’Autheur.

Amsterdam: „Chez Jean Jansson à Waesberge, et la vefue de fu Elizée Weyerstraet“, 1668.

Duodecimo. 131 × 72 mm. [32], 158, [2]w. Seiten. – Lagenkollation: o4, *12, A-F12, G8. Mit einem gestochenen Frontispiz sowie einem ganzseitigen gestochenen Bildnis des Verfassers, Holzschnittinitialen.

Wenig späterer weinroter Maroquinband mit fünf echten, erhabenen Bünden auf dem Rücken, auf den durch goldgeprägte Linien begrenzten Rückenfeldern Vergoldung aus mittig je ein Sonnenblumenstempel, darum Punkte und kleine spiralförmige Ornamente. Auf zweitem Feld ein braunes Lederrückenschildchen mit der goldgeprägten Titelei. Die Deckel mit dreifachen Randrahmen aus goldgeprägten Linien, in den Ecken nach innen weisend kleine fleurale Stempel. Steh- und Innenkantenvergoldung, Vorsätze aus Marmorpapier, handgestochene zweifarbige Kapitale, Goldschnitt, blaues Seidenlesebändchen.

„Jolie édition dont les beaux exemplaires sont rares et fort recherchés“ (Willems, p. 485, im Jahre 1880!). „Imprimé par Jansson à Waesberghe?“ (Rahir, p. 265). „Sehr saubere und gesuchteste Ausgabe, welche den Elzevir-Drucken begefügt wird“ (Ebert I, col. 209). „Avec un frontispice gravé représentant la décollation du roi Charles Ier d’Angleterre et l’incendie de Londres, et un portrait en pied de Nostradamus avec cette légende: ‚Vera loquor, nec falsa loquor sed munere coeli. Qui loquitur Deus est non ego Nostradamus.’ À la suite des 12 Centuries (à la 7., sous le no. 44, se trouve la célèbre allusion à la mort de Louis XVI) se trouvent les ‚Présages tirez de ceux faits par M. Nostradamus ès années 1555 et suyvantes’ et les ‚Autres Prédictions de M. Nostradamus pour les ans courans en ce siècle’“ (Donbon-Ainé, p. 349). Michel de Nostredame (1503-1566), Arzt und Astrologe aus Saint-Rémy in der Provence, studierte zu Avignon und Montpellier und ließ sich nach Jahren des Reisens auf Einladung Julius Caesar Scaligers in Agen nieder, ab 1544 lebte er in Salon, wo er begann, seine Weissagungen niederzuschreiben. Cf. Jöcher III,983 & Encyclopedia of the Renaissance IV,322.

Einband minimal fleckig, an Gelenken und Ecken leicht berieben. Innen fast durchgehend sauber, frisch und weiß, komplett mit dem letzten weißen Blatt. Schöner Druck in Kursiv und Antiqua, breitrandig und auf festem Papier. Sehr selten.

Chomarat/Laroche 246 – Willems 1797 – Rahir 2360 – Caillet III,8080 – Dorbon-Ainé 3275 – Ebert 14897 – Brunet IV,105 & Supplément II,36 – Graesse IV,689 – Waller 20048. Cf. Sabin 55937 — BibliographienTextLeiden: Leffen, 1650.

 

Trotz der kurzen Zeit, die das Buch bei mir verweilte, wuchs es mir seines Einbandes wegen ans Herz. Mit sparsam verteilten, kaum außergewöhnlichen Stempeln wird eine dem Auge angenehme Wirkung erzielt. Auch gefällt mir die natürliche, unregelmäßige Narbung des während jener Zeit verwendeten Leders besser als die nur noch dekorative des 19. Jh.
 

Les Prophéties de M. Nostradamus: Préface

Ton tard avènement Cesar Nostredame, mon fils, m’a fait mettre mon long temps par continuelles vigilations nocturnes reférer par escript, toy délaisser mémoire, après la corporelle extinction de ton progéniteur, au commun profit des humains de ce que la divine essence par Astronomiques révolutions m’ont donné cognoissance. & depuis qu’il a pleu au Dieu immortel que tu ne sois venu en naturelle lumière dans ceste terriene plaige, & ne veulx dire les ans qui ne sont encores accompaignés, mais tes moys Martiaux incapables à recevoir dans ton débile entendement ce que je seray contrainct après mes jours desiner : vu qu’il n’est possible te laisser par escript ce que seroit par l’injure du temps oblitéré; car la parolle héréditaire de l’occulte prédiction sera dans mon estomac incluse; consydérant aussi les adventures de l’humain désinement estre incertaines, & que tout est régi & guberné par la puissance de Dieu inextimable, nous inspirant non par bacchante fureur ne par Iymphatique mouvement mais par astronomiques assertions, Soli numine divino afflati proesagiunt et spiritu prophetico particularia. Combien que de long temps par plusieurs foys j’aye predict long temps auparavant ce que depuis est advenu & en particulieres régions, attribuant le tout estre faict par la vertu & inspiration divine & autres félices & sinistres adventures de accélerée promptitude prononcées que depuis sont advenues par les climats du monde – ayant voulu taire & délaisser pour cause de l’injure du temps présent, mais aussi de la plus grande part du futur, de mettre par escript pour ce que les regnes, sectes & religions feront changes si opposites, voyre au respect du present diametralement, que si je venais à referer ce qu’à l’advenir sera, ceux de regne, secte, religion & foy trouveroient si mal accordant à leur fantaisie auriculaire qu’ils viendroient à damner ce que par les siècles advenir on cognoistra estre veu & apperceu. Consydérant aussi la sentance du vray Sauveur, Nolite sanctum dare canibus, nec mittatis margaritas ante porcos ne conculcent pedibus et conversi dirumpant vos, qui a esté cause de faire retirer ma langue au populaire & la plume au papier : puis me suis voulu estendre déclarant pour le commun advènement par obstruses & perplexes sentences les causes futures, mesme les plus urgentes & celles que j’ay apperceu, quelque humaine mutation que advienne ne scandalisez l’auriculaire fragilité, & le tout escript sous figure nubileuse, plus que du tout prophétique : – combien que, Abscondisti haec a sapientibus et prudentibus, id est potentibus et regibus et eunucleasti ea exiguis et tenuibus, & aux Prophetes par le moyen de Dieu immortel & des bons anges ont receu l’esprit de vaticination par lequel ils voyent les causes loingtaines & viennent a prévoyr les futurs advènements car rien ne se peult parachever sans luy – auxquels si grande est la puissance & la bonté aux subjects que pendant qu’ils demeurent en eulx, toutesfois aux aultres effects subjects pour la similitude & la cause du bon Genius, celle chaleur & puissance vaticinatrice s’approche de nous : comme il nous advient des rayons du soleil, qui se viennent jettans leurs influences aux corps elementeres & non elementeres. – Quant à nous qui sommes humains ne pouvons rien de nostre naturelle cognoissance et inclination d’engin, cognoistre des secretz obtruses de Dieu le createur, Quia non est nostrum noscere tempora nec momenta, etc. Combien que de présent peuvent advenir & estre personnaiges que Dieu le créateur aye voulu reveler par imaginatives impressions, quelques secretz de l’advenir accordés à l’astrologie judicielle comme du passe, que certaine puissance et volontaire faculté venoit par eulx , comme flambe de feu apparoir, que luy inspirant on venoit à juger les divines & humaines inspirations. Car les мuvres divines, que totalement sont absolues, Dieu les vient parachever : la moyenne qui est au milieu, les anges; la troisième, les mauvais. – Mais, mon filz, je te parle icy un peu trop obstrusement; mais quant aux occultes vaticinations que l’on vient à recevoyr par le subtil esprit du feu qui quelque foys par l’entendement agité contemplant le plus hault des astres, comme estant vigilant, mesme que aux prononciations estant surprins escripts prononceant sans crainte moins attainct d’inverecunde loquacité : mais à quoy ? tout procedoit de la puissance divine du grand Dieu éternel, de qui toute bonté procède. – Encores, mon filz, que j’aye insere le nom de prophète, je ne me veulx attribuer tiltre de si haulte sublimite pour le temps présent : car qui Propheta dicitur hodie, olim vocabatur videns; car prophète proprement, mon filz, est celuy qui voit choses loingtaines de la cognoissance naturelle de toute créature. – & cas advenant que le prophète moyennant la parfaicte lumière de la prophètie lui apaire manifestement des choses divines, comme humaines : que ne ce peult fayre, veu les effects de la future prediction s’estendant au loing. – Car les secretz de Dieu sont incomprehensibles & la vertu effectrice, contingent de longue estendue de la cognoissance naturelle, prenant son plus prochain origine du libéral arbitre, fait apparoir les causes qui d’elles mesmes ne peuvent acquérir celle notice (1) pour estre cognues ne par les humains augures, ne par aultre cognoissance ou vertu occulte comprinse soubz la concavité du ciel, mesme du faict présent de la totale éternité que vient en soy embrasser tout le temps. – Mais moyennant quelque indivisible éternité par comitiale agitation Hiraclienne (2), les causes par le celeste mouvement sont cognuës. – Je ne dis pas, mon fils afin que bien l’entendes, que la cognoissance de ceste matière ne se peult encores imprimer dans ton debile cerveau, que les causes futures bien loingtaines ne soient à la cognoissance de la créature raisonnable : si sont nonobstant bonement la créature de l’Еme intellectuelle, des causes presentes loingtaines ne luy sont du tout ne trop occultes ne trop referées : – Mais la parfaicte des causes notice ne se peult aquerir sans celle divine inspiration : veu que toute inspiration prophetique reçoit prenant son principal principe mouvant de Dieu le créateur, puis de l’heur & de nature. – Par quoy estant les causes indifférantes, indifferentement produictes & non produictes, le présage partie advient ou a este prédict. – Car l’entendement créé intellectuellement ne peult voyr occultement, sinon par la voix faicte au Iymbe (3) moyennant la exiguë flamme en quelle partie les causes futures se viendront à incliner. – & aussi, mon filz, je te supplie que jamais tu ne veuilles emploier ton entendement à telles resveries & vanités qui seichent le corps & mettent à perdition l’Еme, donnant trouble au foyble sens : mesme la vanité de la plus qu’exécrable magie reprouvée jadis par les sacrées escriptures & par les divins canons : – au chef duquel est excepté le jugement de l’astrologie judicielle : par laquelle & moyennant inspiration & révelation divine, par continuelles veilles & supputations, avons nos prophéties rédigées par escript. – & combien que cette occulte Philosophie ne fusse reprouvée, n’ay onques voulu présenter leurs effrenées persuasions : – Combien que plusieurs volumes qui ont esté cachés par longs siècles me sont esté manifestés. Mais doutant ce qui adviendroit en ay faict, après lecture, présent à Vulcan, que pendant qu’il les venoit à dévorer, la flamme leschant l’air rendoit une clarté insolite, plus claire que naturelle flamme, comme lumière de feu de clystre fulgurant, illuminant subit la malson, comme si elle fust esté en subite conflagration. – Parquoy aflin que a l’advenir ni feusses abusé perscrutant la parfaicte transformation tant selme que solaire, & soubz terre metaux incorruptibles, & aux undes occultes, les ay en cendres convertis. – Mais quant au jugement qui se vient parachever moyennant le jugement celeste cela te veux–je manifester : parquoy avoir cognoissance des causes futures. rejectant loing les fantastiques imaginations qui adviendront, limitant la particularité des lieux par divine inspiration supernaturelle, accordant aux celeste figures, les lieux & une partie du temps de propriéte occulte par vertu, puissance & faculte divine : en présence de laquelle les trois temps sont comprins par éternité, révolution tenant à la cause passée, présente & future: quia omnia sunt nuda et aperta, etc. Parquoy, mon filz, tu peulx facilement nonobstant ton tendre cerveau, comprendre que les choses qui doivent advenir se peuvent prophetizer par les nocturnes et celestes lumières que sont naturelles & par l’esprit de prophétie : non que je me veuille attribuer nomination ni effect prophétique, mais par révélée inspiration, comme homme mortel, esloigné non moins de sens au ciel que des pieds en terre, Possum non errare, falli, decipi : suis pecheur plus grand que nul de ce monde, subject à toutes humaines afflictions.– Mais estant surprins par foy la sepmaine Iymphatiquant, & par longue calculation rendant les estudes nocturnes de souesve odeur, j’ay composé Livres de prophéties, contenant chacun cent quatrains astronomiques de prophéties, lesquelles j’ay un peu voulu raboter obscurément : & sont perpétuelles vaticinations, pour d’yci à l’année 3797. Que possible fera retirer le front a quelques–uns en voyant si longue extension; et par souz toute la concavité de la lune aura lieu & intelligence : & ce entendant universellement les causes, mon fils – que si tu vis l’aage naturel et humain, tu verras devers ton climat, au propre ciel de ta nativité, les futures adventures prévoir. – Combien que le seul Dieu eternel, soit celuy qui cognoit l’éternite de sa lumière, procédant de luy mesme : & je dis franchement qu’à ceulx à qui sa magnitude immense, qui est sans mesure & incompréhensible, a voulu reveler par longue inspiration melancholique, que moyennant icelle cause occulte manifestée divinement, principalement de deux causes principales qui sont comprinses à l’entendement de celui inspiré qui prophétise : L’une est que vient à infuser, esclarcissant la lumière supernaturelle au personnaige qui predit par la doctrine des astres & prophétise par inspirée révélation : – laquelle est une certaine participation de la divine éternité : moyennant le prophète vient à juger de cela que son divin esprit luy a donné par le moyen de Dieu le créateur & par une naturelle instigation : c’est assavoir que ce que predict est vray, & a prins son origine etheréement; & telle lumière & flambe exiguë est de toute efficace & de telle altitude : non moins que la naturelle clarté & naturelle lumiere rend les philosophes si asseurés que moyennant les principes de la première cause ont attainct à plus profonds abysmes de plus haute doctrine. – Mais à celle fin, mon fils, que je ne vague trop profondément pour la capacité de ton sens, & aussi que je trouve que les lettres feront si grande et incomparable jacture, que je treuve le monde avant l’universelle conflagration advenir tant de déluges & si hautes inundations, qu’il ne sera gueres terroir qui ne soit couvert d’eau : – & sera par si long temps que hors mis enographies & topographies, que le tout soit péri; – aussi avant telles & après inundations, en plusieurs contrées les pluies seront si exiguës & tombera du ciel si grande abondance de feu & de pierres candantes, que n’y demourra rien qui ne soit consummé : & ce ci advenir, & en brief & avant la dernière conflagration. – Car encores que la planète Mars parachève son siècle & à la fin de son dernier periode, si le reprendra–t–il; mais assemblés les uns en Aquarius par plusieurs années, les autres en Cancer par plus longues et continues. – & maintenant que sommes conduicts par la lune, moyennant la totale puissance du Dieu éternel, que autant qu’elle aye parachevé son total circuit, le Soleil viendra & puis Saturne. – Car selon les signes celestes le regne de Saturne sera de retour, que le tout calculé, le monde s’approche d’une anaragonique (1) révolution : – & que de présent que ceci j’escriptz avant cent septante sept ans troys moys unze jours, par pestilence, longue famine & guerres, & plus par les inundations le monde entre cy & ce terme préfix, avant & après par plusieurs foys sera si diminué, & si peu de monde sera que l’on ne trouvera qui veuille prendre les champs qui deviendront libres aussi longuement qu’ils ont été en servitude; – & ce, quant au visible jugement celeste, que encores que nous soyons au septiesme nombre de mille qui parachève le tout, nous approchant du huictiesme, ou est le firmament de la huictiesme sphere, que est en dimension latitudinaire, où le grand Dieu éternel viendra parachever la révolution : où les images celestes retourneront à se mouvoir, & le mouvement supérieur qui nous rend la terre stable et ferme, non inclinabitur in saeculum saeculi : – hors mis que, quand son vouloir sera accompli, ce sera, mais non poinct aultrement : –Combien que par ambiguës opinions excédans toutes raisons naturelles par songes Mahométiques, –aussi aucunes foys Dieu le créateur par les ministres de ses messagiers de feu en flamme missive vient à proposer aux sens extérieurs mesmement à nos yeulx, les causes de future prédiction significatrices du cas futur, qui se doit à celui qui presaige manifester. – Car le presaige qui se faict de la lumière extérieure vient infailliblement à juger partie avecques & moyennant le lume extérieur : – combien vrayment que la partie qui semble avoir par l’œil de l’entendement, ce que n’est par la lésion du sens imaginatif : la raison est par trop évidente, le tout estre predict par afflation de divinité & par le moyen de l’esprit angélique inspiré à l’homme prophétisant, rendant oinctes de vaticinations, le venant à illuminer, lui esmouvant le devant de la phantasie par diverses nocturnes apparitions, qui par diurne certitude prophétise par administration astronomique, conjoincte de la sanctissime future prédiction, ne consistant d’ailleurs que au courage libre. Vient à ceste heure entendre, mon filz, que je trouve par mes révolutions que sont accordantes à revellée inspiration, que le mortel glaive s’approche de nous par peste, guerre plus horrible qu’a vie de trois hommes n’a esté, & famine, lequel tombera en terre & y retournera souvent, – car les astres s’accordent à la révolution : & aussi a dict : Visitabo in virga ferrea iniquitates eorum, et in verberibus percutiam eos. Car la misericorde du Seigneur ne sera point dispergée un temps, mon filz, que la plupart de mes prophéties seront accomplies & viendront estre par accompliement revoluës. – Alors, par plusieurs foys durant les sinistres tempestes, Conteram ergo, dira le Seigneur, et confringam et non miserebor; & mille aultres adventures qui adviendront par eaux et continuelles pluyes, comme plus à plain j’ay rédigé par escript aux miennes aultres prophéties qui sont composées tout au long, in soluta oratione, limitant les lieux temps et le terme préfix que les humains après venus verront cognoissant les aventures avenues infailliblement, comme avons noté par les autres, parlans plus clairement: non obstant que sous nuée seront comprinses les intelligences : Sed quando submovenda erit ignorantia, le cas sera plus eclairci. – Faisant fin, mon filz, prends donc ce don de ton père M. Nostradamus, esperant toy déclarer une chascune prophétie des quatrains ici mis. Priant le Dieu immortel qu’il te veuille préter vie longue en bonne & prospère félicité.
De Salon ce 1. de mars 1555.
 

Centurie I & XI

1.
Estant assis de nuict secret estude,
Seul, reposé sur la selle d'ærain ?
Flambe exigue sortant de sollitude,
Fait prosperer qui n'est à croire vain.
 

Sous l’opposite climat babylonique,
Grande sera de sans l’effusion
Que Terre et met, air , ciel sera inique
Règnes, sectes, pestes, faim, confusion.
Vous verrez tôt ou tard faire grand change,
Horreurs extrêmes et vindications,
Que si la Lune conduite par son ange,
Le ciel s’approche des inclinaisons.
 

Britannica

Nostradamus (1503—1566), the assumed name of Michel de Notredame, a French astrologer, of Jewish origin, who was born at St Remi in Provence on the 13th of December 1503. After studying humanity and philosophy at Avignon, he took the degree of doctor of medicine at Montpellier in 1529. He settled at Agen, and in 1544 established himself at Salon near Aix in Provence. Both at Aix and at Lyons he acquired great distinction by his labours during outbreaks of the plague. In 1555 he published at Lyons a book of rhymed prophecies under the title of Centuries, which secured him the notice of Catherine de’ Medici; and in 1558 he published an enlarged edition with a dedication to the king. The seeming fulfilment of some of his predictions increased his influence, and Charles IX. named him physician in ordinary. He died on the 2nd of July 1566.

The Centuries of Nostradamus have been frequently reprinted, and have been the subject of many commentaries. In 1781 they were condemned by the papal court, being supposed to contain a prediction of the fall of the papacy. Nostradamus was the author of a number of smaller treatises. See Bareste, Nostradamus (Paris, 1840).Encyclopædia Britannica Eleventh Edition. Cambridge: University Press, 1911. Volume XIX, p. 822.

Das Brockhaus’ Konversations-Lexikon in der vierzehnten Auflage von 1908 ist ebenso düftig. Leipzig: F. A. Brockhaus, 1908. Band XII, p. 464.
Der Eintrag in der englischen Wikipedia gibt mehr Auskunft.
 

Brian Dunning

Michel de Nostredame led an extraordinary life. He was not a Jew who converted to Christianity, one of his grandfathers was; and so he inherited nothing special from the Issachar tribe. He had no grandfathers who were doctors in the court of King René of Provence. He did not go to Montpellier in 1521 to study medicine, and did not remain there as a teacher; instead, he wandered the countryside from 1521 to 1529 and taught himself the art of apothecary. His wife and two children did all die from disease, but there is no evidence to suggest it was the plague. He did not use antiseptics as they were unknown in his time, and he did not recommend a low-fat diet or exercise. There is no evidence that he made any Copernican style discoveries about the solar system. His only alleged contact with any Inquisition was an invitation to comment on the qualities of a bronze casting, but there is no documentation that this ever happened. All the actual evidence indicates that he was always on the best of terms with the Church. He was not placed on the Vatican's Index of Forbidden Books in 1781, nor he was ever placed on any such list in any year. He never met and knelt before any Franciscan friar destined to become Pope. As an author, Nostradamus' prophetic writings were virtually unknown during his lifetime; he gained his notoriety from writing cookbooks and almanacs that were no more accurate than other almanacs of the day. His prophesies were not called the Centuries; they were called Les Propheties de M. Michel Nostradamus. They were not written in code, they were in rhyming verse. His astrologies were disastrously wrong, containing flagrant astronomical errors that even the other astrologers of the day found fault with. He did not use a bowl of water as a “magic mirror” when writing his prophecies, he used a regular mirror. If he predicted his own death in Presage 141, he missed it by a year — so some editions show a version of that Presage posthumously edited by his secretary to match the correct date. He was not buried upright and there is no record of any medallion or anything else with any date written on it. About the only popular notion that's true about Nostradamus is that he was a noted and reputable plague doctor, although he admitted regretfully that he never found any cures or preventive measures that worked. — Brian Dunning: The Greatest Secret of Nostradamus. Skeptoid Podcast. Skeptoid Media, 18 Sep 2007.