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Uwe Bremer: De Sade 3. 7 Radierungen, davon 6 dreifarbigAbbildungenDeskriptionAnmerkungSade: La VéritéVerweise

Sieben signierte und numerierte Radierungen

Uwe Bremer — Donatien Alphonse François, Marquis de Sade:

De Sade 3. 7 Radierungen (davon 6 dreifarbig) von Uwe Bremer zur Philosophie im Boudoir (Band 3 der Ausgewählten Werke des Marquis de Sade, Merlin Verlag Hamburg, 1962).

Hamburg: Merlin, 1968.

Groß-Octavo. ca. 242 × 151 mm. [1] Blatt Titel, VII handfoliierte, einseitig bedruckte Blatt Radierungen, davon sechs farbig.

Hellgrüne Original-Kalbledermappe mit goldgeprägtem Titel auf dem Vorderdeckel, innen mit schwarzem Karton.

Eins von nur 100 auf dem Titel handnumerierten sowie unter jeder Radierung handnumerierten und signierten Exemplaren. Enthält die Radierungen zu „Vorspiel (Die Biologie)“, „1. Akt“, „2. Akt“, „Zwischenspiel (Die Philosophie)“, „3. Akt“, „4. Akt“ und „Nachspiel (Die Nähnadel)“.

Mappe vorn minimal fleckig, hintere Ecken leicht berieben, sonst gut. Innen neuwertig. Sehr selten.

First edition. Original light-green morocco folder. One of 100 numbered copies printed. Very good.

Erste Ausgabe. „Merlin Mappe Nr. 3“. Detlev Rosenbach: Uwe Bremer, Werkverzeichnis der Radierungen 1964-1973. Hannover: Edition Rosenbach, 1974. N° 153-159.

 

Dolmancé

Oui, naturelle, je le soutiens, la nature n’a pas deux voix, dont l’une fasse journellement le métier de condamner ce que l’autre inspire, et il est bien certain que ce n’est que par son organe, que les hommes entichés de cette manie reçoivent les impressions qui les y portent. Ceux qui veulent proscrire ou condamner ce goût, prétendent qu’il nuit à la population ; qu’ils sont plats ces imbéciles qui n’ont jamais que cette idée de population dans la tête, et qui ne voient jamais que du crime à tout ce qui s’éloigne de là ; est-il donc démontré que la nature aie de cette population un aussi grand besoin qu’ils voudroient nous le faire croire ? est-il bien certain qu’on l’outrage chaque fois qu’on s’écarte de cette stupide propagation ? Scrutons un instant, pour nous en convaincre, et sa marche et ses loix. Si la nature ne faisoit que créer, et qu’elle ne détruisît jamais, je pourrois croire avec ces fastidieux sophistes que le plus sublime de tous les actes seroit de travailler sans cesse à celui qui produit, et je leur accorderois à la suite de cela que le refus de produire, devroit nécessairement être un crime, mais le plus léger coup-d’œil sur les opérations de la nature ne prouve-t-il pas que les destructions sont aussi nécessaires à ses plans que les créations ; que l’une et l’autre de ces opérations se lient et s’enchaînent même si intimement qu’il devient impossible que l’une puisse agir sans l’autre ; que rien ne naîtroit, rien ne se régénéreroit sans des destructions ; la destruction est donc une des loix de la nature comme la création ; ce principe admis, comment puis-je offenser cette nature, en refusant de créer ; ce qui, à supposer un mal à cette action, en deviendroit un infiniment moins grand, sans doute, que celui de détruire qui, pourtant se trouve dans ses loix, ainsi que je viens de le prouver ; si d’un côté j’admets donc le penchant que la nature me donne à cette perte, que j’examine de l’autre qu’il lui est nécessaire, et que je ne fais qu’entrer dans ses vues, en m’y livrant ; où sera le crime alors, je vous le demande. Mais vous objectent encore les sots et les populateurs, ce qui est synonime, ce sperme productif ne peut être placé dans vos reins à aucun autre usage que pour celui de la propagation, l’en détourner est une offense, je viens d’abord de prouver que non, puisque cette perte n’équivaudroit même pas à une destruction et que la destruction bien plus importante que la perte, ne seroit pas elle-même un crime ; secondement il est faux que la nature veuille que cette liqueur spermatique soit absolument et entiérement destinée à produire, si cela étoit, non-seulement, elle ne permettroit pas que cet écoulement eût lieu dans toute autre cas, comme nous le prouve l’expérience, puisque nous la perdons, et quand nous voulons et où nous voulons, et ensuite elle s’opposeroit à ce que ces pertes eussent lieu sans coït, comme il arrive et dans nos rêves et dans nos souvenirs ; avare d’une liqueur aussi précieuse, ce ne seroit jamais que dans le vase de la propagation qu’elle en permetroit l’écoulement ; elle ne voudroit assurément pas que cette volupté dont elle nous couronne alors, put être ressentie, quand nous détournerions l’hommage : car il ne seroit pas raisonnable de supposer qu’elle consentît à nous donner du plaisir même au moment où nous l’accablerions d’outrages ; allons plus loin ; si les femmes n’étoient nées que pour produire, ce qui seroit assurément, si cette production étoit si chere à la nature, arriveroit-il que, sur la plus longue vie d’une femme, il ne se trouve cependant que sept ans, toute déduction faite où elle soit en état de donner la vie à son semblable ; quoi la nature est avide de propagations, tout ce qui ne tend pas à ce but, l’offense ; et sur cent ans de vie, le sexe destiné à produire, ne le pourra que pendant sept ans la nature ne veut que des propagations et la semence qu’elle prête à l’homme pour servir ces propagations, se perd tant qu’il plaît à l’homme ; il trouve le même plaisir à cette perte qu’à l’emploi utile, et jamais le moindre inconvénient ?… Cessons, mes amis, cessons de croire à de telles absurdités, elles font frémir le bon sens ; ah ! loin d’outrager la nature, persuadons-nous bien au contraire que le sodomite et la tribade, la servent, en se refusant opiniâtrément à une conjonction, dont il ne résulte qu’une progéniture fastidieuse pour elle. Cette propagation, ne nous trompons point, ne fut jamais une de ses loix, mais une tolérance tout au plus, je vous l’ai dit ; et que lui porte que la race des hommes s’éteigne ou s’anéantisse sur la terre ; elle rit de notre orgueil à nous persuader que tout finiroit si ce malheur avoit lieu ; mais elle ne s’en appercevroit seulement pas. S’imagine-t-on qu’il n’y ait pas déjà des races éteintes ; Buffon en compte plusieurs, et la nature muette à une perte aussi précieuse, ne s’en apperçoit seulement pas, l’espèce entière s’anéantiroit, que l’air n’en seroit ni moins pur, l’astre ni moins brillant, la marche de l’univers moins exacte. Qu’il falloit d’imbécillité cependant pour croire que notre espèce fut tellement utile au monde, que celui qui ne travailleroit pas à la propager ou qui troubleroit cette propagation, devint nécessairement un criminel. Cessons de nous aveugler à ce point, et que l’exemple des peuples plus raisonnables que nous, serve à nous persuader de nos erreurs ; il n’y a pas un seul coin sur la terre où ce prétendu crime de sodomie, n’ait eu des temples et des sectateurs, les grecs, qui en faisoient pour ainsi dire une vertu, lui érigerent une statue, sous le nom de Vénus, Callipige ; Rome envoya chercher des loix à Athènes, et elle en rapporta ce goût divin. Quel progrès ne lui voyons-nous pas faire sous les empereurs, à l’abri des aigles romaines, il s’étend d’un bout de la terre à l’autre, à la destruction de l’empire, il se réfugie près de la thiarre, il suit les arts en Italie, il nous parvient quand nous nous poliçons. Découvrons-nous un hémisphère, nous y trouvons la sodomie. Kook mouille dans un nouveau monde, elle y regne ; si nos ballons eussent été dans la lune, elle s’y seroit trouvé tout de même. Goût délicieux, enfant de la nature et du plaisir, vous devez être par-tout où se trouveront des hommes, et par-tout où l’on vous aura connu, l’on vous érigera des autels ; ô mes amis, peut-il être une extravagance pareille à celle d’imaginer qu’un homme doit être un monstre digne de perdre la vie, parce qu’il a préféré dans sa jouissance le trou d’un cul à celui d’un con, parce, qu’un jeune homme avec lequel il trouve deux plaisirs, celui d’être à-la-fois amant et maîtresse, lui a paru préférable à une fille qui ne lui promets qu’une jouissance ; il sera un scélérat, un monstre ; pour avoir voulu jouer le rôle d’un sexe qui n’est pas le sien, et pourquoi La nature l’a-t-elle créé sensible à ce plaisir ? Examinez sa conformation, vous y observerez des différences totales avec celle des hommes qui n’ont pas reçu ce goût en partage ; ses fesses seront plus blanches, plus potelées ; pas un poil n’ombragera l’autel du plaisir dont l’intérieur tapissé d’une membrane plus délicate, plus sensuelle, plus chatouilleuse, se trouvera positivement du même genre que l’intérieur du vagin d’une femme ; le caractère de cet homme encore différent de celui des autres, aura plus de mollesse, plus de flexibilité ; vous lui trouverez presque tous les vices et toutes les vertus d’une femme. Vous y reconnoîtrez jusqu’à leur foiblesse ; tous auront leur manie et quelques-uns de leurs traits. Seroit-il donc possible que la nature, en les assimilant de cette maniere à des femmes, put s’irriter de ce qu’ils ont leurs goûts ? n’est-il pas clair que c’est une classe d’hommes différente de l’autre, et que la nature créa ainsi pour diminuer cette propagation dont la trop grande étendue lui nuiroit infailliblement… ah ! ma chere Eugénie, si vous saviez comme on jouit délicieusement, quand un gros vit nous remplit le derrière, lorsqu’enfoncé jusqu’aux couillons, il s’y trémousse avec ardeur ; que ramené jusqu’au prépuce, il s’y renfonce jusqu’au poil ; non, non, il n’est point dans le monde entier une jouissance qui vaille celle-là, c’est celle des philosophes, c’est celle des héros, ce seroit celle des dieux, si les parties de cette divine jouissance n’étoient pas elle-même les seuls dieux que nous devions adorer sur la terre.
— Deutsche Übersetzung: Marquis de Sade: Die Philosophie im Boudoir oder die lasterhaften Lehrmeister. Dialoge, zur Erziehung junger Damen bestimmt. Deutsch von Rolf Busch. Hamburg: Merlin, 1965. pp. 158-165.

 

Zu diesem Text, der eher wie ein Lehrbuch mit politischem Exkurs daherkommt, wenig passende Illustrationen, sie schwächen die Wirkung ab.

Le texte de Sade supporte une ritualité supplicielle dont l’aura peut encore frapper le lecteur comme le dernier résidu d’une incarnation cultuelle de l’art – d’où la constante proximité du risque de l’apologie. Le maudit et le sacré peuvent certes être détruits ou recyclés, mais dans la mesure où leur intégration dans les pratiques discursives les rend disponibles à la lecture, le lecteur peut, par-delà le geste de consommation, discerner chez Sade un bûcher immolant la littérature, mais susceptible d’incarner ce qui en elle résiste à la prostitution des valeurs culturelles. »
— Dominic Marion: Sade au bûcher. Lire, dire et penser la transgression à la lumière des supplices. 2014. Electronic Thesis and Dissertation Repository. 2543. p. 432.

 

Sadistisch wahre Beigabe:

Donatien Alphonse François de Sade:
La Vérité. Poème inédit publié sur le manuscrit autographe par G. Lely.
Paris: Jean-Jacques Pauvert, 1961.
Octavo. 203 × 149 mm. 30, [2 weiße] Seiten.
Handgefertigter Halbledereinband der Zeit mit Rücken und breiten Ecken aus schwarzbraunem Saffianleder, fünf erhabenen Bünden auf dem Rücken, auf zweitem Feld goldgeprägt der Titel, unten das Erscheinungsjahr, Deckel mit rot-schwarzem Marmorpapier bezogen, Kopfgoldschnitt, Vorsätze aus Ikarus-Marmor, Originalumschläge beigebunden.

Eins von nur 450 in der Presse numerierten Exemplaren auf „papier vergé de pur fil“, Gesamtauflage 500 Exemplare Die Gedicht fand sich unter den Aufzeichnungen La Mettries und ist hier nach der Handschrift des Verfassers von Gilbert Lely erstmals wiedergegeben.
 « En effet si ‚la Vérité’ s’offre avant tout comme une satire anti-religieuse, plus d’un tiers de son contenu est une apologie du déchaînement intégral des instincts immoraux. Ajoutons que six notes sur huit (les deux autres concernent la religion) viennent renforcer cette apologie, et qu’une estampe liminaire projetée par l’auteur devait la revêtir d’un éclat suprême, sous les espèces conjuguées de meurtre et de la pédication hétérosexuelle. Mais le crime n’est pas seulement le plus puissant des aphrodisiaques: conforme aux intentions sacrées de la Nature, qui ne détruit pour transmuter et multiplier, il engendre une ivresse métaphysique. Tel, chez Sade, à l’idée de Dieu, s’oppose un panthéisme barbare » (Vorwort, pp. 9-10).
Erstdruck. Fast neuwertig.
Reliure à dos à nerfs et coins de chagrin noir, tête dorée, couverture et dos conservés. Pièce trouvée dans les papiers de La Mettrie et publiée par Gilbert Lely sur le manuscrit autographe de l’auteur. Édition originale, tirée de 500 exemplaires, de ce poème qui « nous rend compte sous une forme lapidaire, souvent non dépourvue de lyrisme, des principaux aspects de la doctrine de Sade » (préface). Exemplaire numéroté sur papier vergé pur fil, bien relié.

 

Illustrationen von Arwed D. Gorella zu Band 2:

13 Radierungen von Arwed D. Gorella zu Band 2 der Ausgewählten Werke des Marquis de Sade

Illustrationen von Sibylle Ruppert zur Philosophie im Boudoir:

Donatien Alphonse François de Sade: Die Philosophie im Boudoir