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Edgar Allan Poe:
Histoires extraordinaires traduites par Charles Baudelaire

 

Edgar Allan Poe: Histoires extraordinaires traduites par Charles Baudelaire

 

Edgar Allan Poe: Histoires extraordinaires traduites par Charles Baudelaire

 

Edgar Allan Poe:

Histoires extraordinaires traduites par Charles Baudelaire. Édition illustrée de treize gravures hors texte.

Paris: A. Quantin, 1884.

Groß-Octavo. ca. 235 x 152 mm. XXXII, 382, [1], [1 weiße] Seiten. ❦ Werden nach den Formatangaben Maße in Millimetern genannt, beziehen sich diese auf die Blattgrößen, Höhe vor Breite, i. A. gemessen in den Buchblockmitten. Sowie ein Portraitfrontispiz und zwölf ungezählte Blatt Tafeln in Heliogravüre und Radierung von Abot u. a. nach Vierge, Wögel, Férat und Herpin.

Moderner schwarzer Maroquinband mit goldgeprägtem Rückentitel auf hellgrauem Lederrückenschild, Originalumschläge beigebunden, völlig unbeschnitten und teils unaufgeschnitten.

Erste Ausgabe mit diesen Illustrationen. Enthält: Biographie Poes von Baudelaire; Double Assassinat dans la rue Morgue; La Lettre volée; Le Scarabée d’or; Le Canard au ballon; Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfaall; Manuscrit trouvé dans une bouteille; Une descente dans le Maelstrom; La Vérité sur le cas de M. Valdemar; Révélation Magnétique; Les Souvenirs de M. Auguste Bedloe; Morelle; Ligeia; Metzengerstein; Le Mystère de Marie Roget. Schöner Druck auf Vélin-Bütten.

Kopfschnitt und äußerste Büttenränder angestaubt, sonst wohlerhalten.

Modern black morocco, spine gilt with title, uncut and partly unopened. Very good.

Rahir: Bibliothèque 588 – Bibliographien.

 

« Littérature de décadence ! (...) et une traduction de poésies, aussi voulues, aussi concentrées, peut être un rêve caressant, mais ne peut être qu’un rêve. Poe a fait peu de poésies ; il a quelquefois exprimé le regret de ne pouvoir se livrer, non pas plus souvent, mais exclusivement, à ce genre de travail qu’il considérait comme le plus noble. Mais sa poésie est toujours d’un puissant effet. Ce n’est pas l’effusion ardente de Byron, ce n’est pas la mélancolie molle, harmonieuse, distinguée de Tennyson, pour lequel il avait d’ailleurs, soit dit en passant, une admiration quasi fraternelle. C’est quelque chose de profond et de miroitant comme le rêve, de mystérieux et de parfait comme le cristal. Je n’ai pas besoin, je présume, d’ajouter que les critiques américains ont souvent dénigré cette poésie ; tout récemment, je trouvais dans un dictionnaire de biographies américaines un article où elle était décrétée d’étrangeté, où on avouait qu’il était à craindre que cette muse à la toilette savante ne fît école dans le glorieux pays de la morale utile, et où enfin on regrettait que Poe n’eût pas appliqué ses talents à l’expression de vérités morales au lieu de les dépenser à la recherche d’un idéal bizarre et de prodiguer dans ses vers une volupté mystérieuse, il est vrai, mais sensuelle.
Nous connaissons cette loyale escrime. Les reproches que les mauvais critiques font aux bons poètes sont les mêmes dans tous les pays. En lisant cet article, il me semblait lire la traduction d’un de ces nombreux réquisitoires dressés par les critiques parisiens contre ceux de nos poètes qui sont le plus amoureux de perfection. Nos préférés sont faciles à deviner, et toute âme éprise de poésie pure me comprendra quand je dirai que, parmi notre race antipoétique, Victor Hugo serait moins admiré s’il était parfait, et qu’il n’a pu se faire pardonner son génie lyrique qu’en introduisant de force et brutalement dans sa poésie ce qu’Edgar Poe considérait comme l’hérésie moderne capitale, - l’enseignement. » — Charles Baudelaire: Notes nouvelles sur Edgar Poe. Nouvelles Histoires extraordinaires. Paris: A. Quantin, 1884.